Fuites urinaires : que faire pour les arrêter ?

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Les fuites urinaires sont un problème handicapant, notamment pour les femmes lors de la ménopause qui entraîne une diminution du tonus musculaire du périnée. On estime que ce problème intervient pour les femmes vers l’âge de 50 ans notamment à l’arrêt des règles et à la baisse des taux d’œstrogène et de progestérone. Il existe aussi d’autres causes comme à la suite d’un accouchement par exemple. Voici quelques solutions et remèdes pour traiter ces problèmes d’incontinence avec un peu de sérénité.

La rééducation du périnée

La rééducation du périnée consiste à muscler son périnée avec l’aide d’un kinésithérapeute. Ces mouvements sont efficaces sur tous les types d’incontinence. Il existe aussi des exercices que vous pouvez faire chez vous, à conditions de commencer doucement comme l’indique ce guide issu de la méthode de Bernadette de Gasquet qui préconise de commencer par des petites contractions de 3 secondes allongé.

Cette gymnastique du périnée consiste aussi en une modification du comportement pour réapprendre à “aller faire pipi” plus régulièrement ou parfois moins souvent. On rappelle au passage qu’une fréquence de miction normale est de l’ordre de 4 à 6 fois par jour. On doit uriner entre 500 et 600 ml d’urine, l’envie d’aller aux toilettes doit débuter à partir d’une quantité de 300 ml de liquide.

Attention au café et au thé

Le café et le thé sont des excitants pour la vessie à cause de la caféine, y compris chez l’homme où la prostate est exposée à ces boissons. Il est recommandé de diminuer voire de supprimer le café à l’exception du thé vert qui par sa haute teneur en antioxydant reste très bénéfique.

Ne pas se retenir trop longtemps

Il est important de ne pas trop attendre avant d’aller uriner. Ce n’est pas bon pour la vessie ni pour les reins. A force de se retenir, la vessie peut perdre de sa tonicité voire s’élargir. Après du sport intense l’été, il ne faut pas hésiter à aller aux toilettes rapidement car les quantités d’eau ingérée sont souvent plus importantes.

Boire oui, mais pas trop

Il est conseillé de boire 1,5L à 2L d’eau par jour maximum et d’éviter de boire trop le soir. Attention à la soupe qui peut être un piège les soirs d’hiver !

Arrêter de fumer

Le tabac peut entraîner une augmentation de la pression abdominale sur la vessie notamment lorsque l’on tousse. Fumer augmente la fréquence d’apparition de l’incontinence urinaire notamment à l’effort. Arrêter de fumer est essentiel à tout point de vue, vos poumons, votre cœur, votre corps et votre portefeuille vous remercieront.

Utiliser une protection contre les fuites

Si le problème est plus important, il existe des protections absorbantes notamment pour dormir la nuit qu’il s’agisse de : tampons spécifiques (pour femme), slips, changes complets ou coquilles et étui pénien pour les hommes. A ce titre, la marque Sphere-Sante propose sur son site des couches pour adultes comme la protection pour incontinence Ontex ou encore des alèses jetables.

Les médicaments sous prescription médicale

Votre médecin sera peut-être amené à vous prescrire un traitement allopathique lors des cas d’incontinence par urgenturie : il s’agit d’une grande sensibilité de la vessie avec une pollakiurie, c’est-à-dire une augmentation trop importante de la fréquence mictionnelle.

Les principales molécules sont de la classe des anticholinergiques et des B3-agonistes. En cas de sécheresse vaginale, des œstrogènes par voie vaginale avec parfois un traitement hormonal complémentaire prescrit lors de la ménopause.

Attention aux infections urinaires

L’envie fréquente d’uriner est un symptôme des infections urinaires. La cystite mal soignée (par exemple par une cure d’antibiotique incomplète) ou par un dérèglement de la flore vaginale (voire intestinale) sera souvent évoquée par votre médecin comme une cause potentielle de vos troubles mictionnels. Nous avons déjà évoqué quelques remèdes naturels contre les infections urinaires mais il convient toujours d’évoquer cela sérieusement avec un professionnel de santé.

Les autres solutions

  • L’obésité est parfois évoquée pour expliquer la pression intra-abdominale excessive s’exerçant sur la vessie. Il faut perdre du poids avec l’aide d’un médecin spécialisé car on le rappelle, l’obésité est une maladie.
  • La chirurgie est utilisée quant à elle utilisée en dernier recours pour les personnes qui ne peuvent plus supporter leur incontinence urinaire.
  • Des injections de toxine botulique dans la vessie par les médecins peuvent la paralyser temporairement pour une durée pouvant durer 1 an.
  • La neuromodulation avec le concours d’électrodes pour stimuler les nerfs sacrés situés sous le sacrum et qui commandent les intestins, la vessie et le sphincter.

Tout diagnostic et tout traitement doit se faire exclusivement sous la supervision d’un professionnel de santé : votre médecin traitant, un spécialiste ou sous les conseils de votre pharmacien.

 

 

 

 

 

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